Groupement d'Etudes et de Développement Viticole de l'Aisne
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Oidium (Erysiphe necator)

Symptômes

Voici quelques photos d'oïdium dans notre vignoble. Le léger feutrage blanc qu'on observe à la surface des organes de la vigne peut virer gris sur les baies allant même jusqu'à les "marbrer" au moment de la véraison.
Cycle de développement
 
L'oïdium possède deux modes de conservation hivernale, soit sous forme de mycélium dans les bourgeons dormants soit sous forme de fructifications à la surface de la plante, correspondant respectivement à la reproduction asexuée et sexuée.
Reproduction asexuée
L'oïdium peut se conserve l'hiver à l'état de mycélium, niché entre les écailles des bourgeons latents. Lorsque la végétation redémarre au printemps, le mycélium reprend son activité au moment du débourrement. Il se développe rapidement, produit des spores (conidies) et contamine les jeunes pousses en croissance. Celles-ci prennent alors un aspect rabougri, frisé et poussiéreux gris-blanc, dit « en drapeau ». Ce faciès de début de campagne n’est pas observé dans notre vignoble compte tenu des hivers froids. Cependant, le champignon a recourt à la multiplication asexuée pour proliférer en cours de saison.

Reproduction sexuée
Dans son cycle de reproduction sexuée, Erysiphe necator produit des cléistothèces (contenant des asques) en fin d'été et début d'automne, sur tous les tissus infectés. Emportées par les pluies, la plupart aboutissent sur le sol où elles sont détruites par les micro-organismes. Mais celles qui se sont fixées dans l'écorce des ceps et des vieux bois peuvent subsister tout l'hiver.
Au printemps, par temps pluvieux et lorsque la température est suffisante, les cléistothèces qui ont survécu à l'hiver éjectent leurs ascospores (situées dans les asques). 

Cléistothèce éclaté
 
En provoquant l'éjection des ascospores, la pluie favorise la contamination. Ces ascospores vont se déposer sur les bourgeons et les jeunes feuilles, germer et être une source de contaminations primaires.

Cette infection qui se manifeste par de petites taches sur la face inférieure des feuilles dans les zones ombragées à l'intérieur de la végétation, est extrêmement difficile à voir au début.

Par la suite, les colonies d'oïdium se développent et sporulent rapidement pour des températures situées entre 20 °C et 25 °C : l'épidémie est alors tirée par des cycles d'infections asexuées. La durée entre la germination d'une spore et la sporulation de la colonie fille fluctue en fonction des températures ; elle va de 12 à 13 jours aux températures fraîches du printemps, à 7 à 8 jours en conditions optimales. Le vent est un facteur favorable à la dispersion des conidies.

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